Les registres officiels et les données ouvertes recensent 37 430 entreprises actives d'agriculture, foresterie, pêche et chasse au Québec, ce qui place Québec au 1er rang canadien pour ce secteur (94 % du total national). 1 030 d'entre elles (3 %) ont au moins un administrateur connu, et 672 (2 %) ont publié un changement officiel au cours des 18 derniers mois : constitution, mutation, changement de dirigeant ou d'adresse.
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Recevoir 5 fiches de ce segmentLes recettes monétaires agricoles ont franchi pour la première fois les 100 milliards de dollars en 2025, mais les dépenses d'exploitation grimpent plus vite et le revenu net réalisé stagne autour de 8 milliards. Le secteur primaire (fermes, exploitation forestière, pêche) compte 236 799 établissements, presque tous sans salarié, très concentrés dans les Prairies, l'Ontario et le Québec, et il vit depuis 2024 au rythme des différends commerciaux (canola chinois, bois d'œuvre américain) et du renouvellement des générations.
Le SCIAN 11 réunit les cultures, l'élevage, l'aquaculture, l'exploitation forestière, la pêche et les services de soutien (travaux à forfait, épandage, sylviculture). Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) évalue le PIB de l'agriculture primaire à 31,7 milliards de dollars et son emploi à 223 000 personnes en 2024, auxquels s'ajoutent 76 400 emplois chez les fournisseurs d'intrants et de services. Ressources naturelles Canada chiffre le secteur forestier (activités en forêt et transformation) à 30,7 milliards de PIB nominal et 194 040 emplois directs en 2024, dont 54 565 dans les activités en forêt. Pêches et Océans Canada recense 42 902 pêcheurs commerciaux et 3,7 milliards de dollars de débarquements en 2023, dont 85 % sur l'Atlantique.
Le tissu est atomisé et familial. ISDE compte 236 799 établissements en 2025, mais seulement 48 102 employeurs : 68,8 % ont de 1 à 4 employés et 14 seulement dépassent 500 employés. Le Québec (12 751 employeurs), l'Ontario (8 579), l'Alberta (5 987), la Colombie-Britannique (5 686) et la Saskatchewan (5 403) dominent. Le Recensement de l'agriculture de 2021 dénombre 189 874 fermes (-1,9 % en cinq ans) sur 62,2 millions d'hectares, et AAC rappelle que les 10 % d'exploitations les plus grandes captent plus des deux tiers des recettes.
En 2025, les recettes monétaires agricoles ont atteint 102,2 milliards de dollars : 52,1 milliards pour les cultures (+0,6 %), 45,3 milliards pour le bétail (+13,3 %) et 4,8 milliards de paiements de programmes (-18,4 %). L'Alberta (24,5 G$), l'Ontario (24,1 G$), la Saskatchewan (21,1 G$), le Québec (13,5 G$) et le Manitoba (10,3 G$) concentrent l'essentiel. Les bovins (20,6 G$, +22,5 %) et les porcs (7,2 G$, +13,9 %) ont porté l'année, tandis que le canola reculait de 6,4 %.
Le commerce dicte la conjoncture. En 2024, le Canada a exporté 100,3 milliards de dollars de produits agroalimentaires et de la mer, neuvième exportateur mondial, avec 61,9 % vers les États-Unis et la Chine au deuxième rang. En mars 2025, Pékin a imposé des surtaxes sur l'huile et le tourteau de canola, puis en août des droits antidumping provisoires sur la graine, ce qui a fait chuter les exportations de canola de 12,5 % et poussé le broyage domestique à un record. L'entente annoncée par le premier ministre Carney à Pékin le 16 janvier 2026 prévoit la réduction du droit sur la graine à 15 % et la levée des droits sur le tourteau, les pois, le homard et le crabe à compter du 1er mars 2026, en échange d'un contingent de 49 000 véhicules électriques chinois.
Côté forêt, les droits compensateurs et antidumping américains sur le bois d'œuvre ont grimpé à environ 35 % en 2025, auxquels s'est ajouté en octobre 2025 un tarif de 10 % au titre de l'article 232, pour une facture frontalière d'environ 45 % selon le Conseil de l'industrie forestière du Québec. Les scieries réduisent leurs quarts de travail ou ferment, et Ottawa a annoncé en 2025 des mesures d'aide et des programmes de diversification, de construction en bois et de foresterie autochtone. RNCan note que l'emploi forestier a reculé pour une troisième année en 2024, surtout dans la fabrication de produits du bois (-3,3 %).
Sur le terrain, la marge se resserre : les dépenses d'exploitation (83,0 G$) croissent plus vite que les recettes, l'assurance-récolte a baissé de 26,9 % après des rendements record en 2025, et Agri-stabilité a versé 905 millions (+50,6 %). Le cheptel bovin nord-américain est au plus bas depuis des décennies, ce qui soutient les prix. Le renouvellement des générations (âge moyen de 56 ans en 2021, Recensement de l'agriculture de 2026 en cours) et la main-d'œuvre étrangère temporaire restent les contraintes structurelles, tandis que l'agriculture de précision, les serres et le broyage d'oléagineux attirent les investissements.
La compétence est partagée. Le fédéral (AAC, ACIA, Commission canadienne des grains, Pêches et Océans, RNCan) encadre l'inspection, les grains, les permis de pêche et le commerce ; les provinces gèrent le foncier agricole, les régimes de gestion de l'offre au quotidien, les forêts publiques (droits de coupe, garanties d'approvisionnement) et l'aquaculture. Le Partenariat canadien pour une agriculture durable (2023-2028) finance les programmes de gestion des risques (Agri-stabilité, Agri-investissement, Agri-protection) à parts fédérale et provinciale.
La gestion de l'offre (lait, volaille, œufs) structure un peu plus du tiers des recettes du bétail, soit 15,7 milliards en 2025 : Producteurs laitiers du Canada, Producteurs de poulet du Canada et les offices provinciaux fixent quotas et prix. Les grandes associations sont la Fédération canadienne de l'agriculture, l'Union des producteurs agricoles au Québec (adhésion obligatoire), Grain Growers of Canada, Canadian Cattle Association, le Conseil canadien du canola, l'Association des produits forestiers du Canada et le Conseil canadien des pêches. Financement agricole Canada et La Financière agricole du Québec sont les prêteurs et assureurs de référence.
Les grands donneurs d'ordres sont les transformateurs et les coopératives : Sollio (ex-Coop fédérée), Richardson, Viterra (fusionnée à Bunge), Cargill, Nutrien pour les intrants, Olymel, Cargill et JBS en viande, Agropur et Saputo en lait, Cavendish et McCain en pommes de terre, et, en forêt, Domtar (Resolute), West Fraser, Canfor, Kruger et Interfor. Les pêches gravitent autour de Clearwater, Cooke, Ocean Choice et des flottes côtières autochtones.
Qui achète quoi : les fermes de grandes cultures achètent semences, engrais, phytosanitaires, machinerie et financement, ainsi que des services de précision (drones, capteurs, cartographie) ; les élevages achètent aliments, génétique, vétérinaire, équipement d'étable et main-d'œuvre ; les serres et fermes maraîchères achètent énergie, automatisation, emballage et travailleurs étrangers temporaires ; les entrepreneurs forestiers achètent machinerie lourde, carburant, assurance et services de transport ; les pêcheurs achètent bateaux, engins, froid et logistique. Tous consomment comptabilité, fiscalité de transfert, courtage foncier et assurances.
Cycles et signaux à guetter : les recettes trimestrielles et les perspectives des grandes cultures d'AAC annoncent la capacité d'investissement de l'année suivante ; les décisions tarifaires (Chine, États-Unis) et les négociations sur le bois d'œuvre déplacent les volumes en quelques semaines ; les permis de coupe, les enchères de quotas laitiers et les licences de pêche attribuées identifient les exploitants qui s'agrandissent ; les programmes provinciaux de relève agricole repèrent les transferts d'entreprise, moments où fournisseurs et conseillers sont remis en concurrence.
Comment ciblr aide : filtrer les employeurs agricoles et forestiers de 5 à 99 employés par province et par sous-secteur (30,5 % des employeurs, soit les exploitations assez grandes pour externaliser), repérer les immatriculations récentes de sociétés de travaux à forfait, de serres et d'entreprises sylvicoles, croiser avec les contrats publics (reboisement, lutte contre les feux, inspection) et suivre les offres d'emploi saisonnières comme signal de croissance.
Premier bassin d'employeurs (12 751) avec des recettes de 13,5 G$ en 2025 (+4,5 %) et le rebond le plus marqué du revenu net (+474 M$), grâce au lait, au porc et à la volaille. L'UPA à adhésion obligatoire, la Financière agricole et la Loi sur la protection du territoire agricole structurent le marché ; la forêt publique et les scieries des régions ressources subissent de plein fouet les droits américains.
Sur ces 37 430 entreprises, 1 033 sont des sociétés de régime fédéral, 36 397 sont connues par le registre provincial. 3 193 d'entre elles ont été créées en 2025 et 2026, soit 9 % du parc actif ; 1 816 constitutions en 2025. C'est dans la moyenne des trois années précédentes (1 772 par an) : un rythme de création stable.
Au cours des 12 derniers mois, 324 entreprises du secteur (<1 %) ont obtenu au moins un contrat public, 750 contrats au total, publiés par les gouvernements, les villes et les organismes publics. 82 ont reçu une subvention ou une contribution fédérale (89 ententes).
L'effectif est connu pour 37 400 entreprises (100 %) : 65 706 emplois déclarés au total, et l'entreprise médiane compte 1-4 employés.
3 201 entreprises (9 %) publient un téléphone ou un e-mail général, 3 266 ont un site web vérifié par ciblr, 809 détiennent une licence ou un permis officiel, 1 affichent une offre d'emploi sur leur propre site.
Mouvements publiés au cours des 90 derniers jours : 2 nouvelles constitutions, 32 déménagements, 61 contrats publics, 215 recrutements, 12 dissolutions.
37 430 entreprises d'agriculture, foresterie, pêche et chasse sont actives au Québec d'après les registres officiels et les données ouvertes, soit 94 % des 39 755 entreprises du secteur au Canada.
1 030 de ces entreprises (3 %) ont au moins un administrateur inscrit au registre fédéral (seul registre qui publie les dirigeants), ce qui permet de les approcher par la bonne personne.
ciblr envoie gratuitement 5 fiches d'entreprises de cette cible, dirigeants et coordonnées inclus. L'abonnement à 99 CAD par mois donne accès à toute la cible, avec export Excel et suivi des changements.
Chaque entreprise comptée ici est active dans un registre officiel (Corporations Canada, Registraire des entreprises du Québec, OrgBook BC) ou nommée par une source ouverte officielle (licence, contrat public, subvention, employeur déclaré). Le secteur est un code SCIAN, la taille vient de l'effectif déclaré quand une source le donne, sinon d'une estimation à partir du registre (taille du conseil, ancienneté, statut, loi), et « signal récent » désigne un mouvement publié (constitution, mutation, changement de dirigeant, adresse, contrat, subvention, recrutement) au cours des 18 derniers mois. Les chiffres sont recalculés chaque semaine à partir de la base ciblr. Aucune donnée n'est achetée ni inventée.
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